Claude Cahun: Une expression de l’androgyne

Claude Cahun: Une expression de l’androgyne

July 2, 2018 French 0

Image source: https://theartstack.com/artist/claude-cahun/self-portrait-3

De nos jours, on parle souvent de cette idée populaire mais polémique : L’androgynie. On définit les androgynes comme ceux qui ne se rapportent pas à aucun genre : ni masculin, ni féminin. Autrefois, on rejetait cette idée, ainsi que les homosexuels, transsexuels et les autres groupes des sexualités divers. Cependant, avec une récente flambée dans la connaissance et assimilation de ces groupes, nous commençons à apprécier la diversité et libération de la sexualité. En effet, le look ‘androgyne’ est à la mode en ce moment ; par exemple Emma Watson, Anne Hathaway et Jennifer Lawrence ont une coupe masculine. C’est commun chez les féministes qui trouvent les conceptions traditionnelles de la beauté oppressives.

Pour mieux comprendre cet état d’« androgynie », il convient d’analyser le travail de la photographe androgyne, Claude Cahun. Elle travaillait pendant les années 20 et 30, dans un monde et une famille qui ne comprenaient pas sa confusion d’identité. Sa famille l’a reniée d’abord car elle était lesbienne et aussi à cause de ses déclarations publiques et controversées au sujet de la sexualité – un sujet dont on ne parlait jamais dans les années 20. Par exemple, elle est reconnue pour cette citation en particulier :

« Masculin? Féminin? Cela dépend de la situation.

Neutre est le seul gendre qui me convient toujours »

Elle a rejoint le mouvement surréaliste en 1925 où, pour la première fois, elle s’est sentie à l’aise parmi les autres proscrits artistiques. Elle prenait les photos des femmes et d’elle-même dont le but était de cacher le genre du sujet et de créer la confusion.

Plus on regarde cet autoportrait, plus il devient difficile de la catégoriser comme femme ou homme. Le miroir suggère une double personnalité, ou dans ce cas, une double sexualité. L’image de Claude dans le miroir détourne le regard, mais la vraie Claude nous regarde fixement, presque comme si elle nous lançait un défi de la définir, même de nous définir nous-mêmes. Sa coiffure rasée et jeunot contraste directement avec les lèvres efféminées, qui sont doucement séparées. La manière masculine et défensive dont elle remonte son col contraste avec l’image dans le miroir du cou mis à nu et élégant. L’anneau de diamant indique la romance, cependant, on ne pourrait jamais ignorer les yeux morts et fixes qui sont vides d’un tel sentiment. Ici, Cahun a réussi à semer la confusion chez l’observateur en ce qui concerne son identité. Dans les années 70, les historiens ont redécouvert cet autoportrait et l’ont intitulé : « portait d’un garçon ». Ce n’est que récemment, après la découverte de plusieurs œuvres, que les historiens l’ont reconnu comme femme.

Pour la première fois, l’androgynie a trouvé son place dans l’art et presque une centaine d’années plus tard, la société androgyne considère Cahun comme une des figures les plus importantes dans leur culture. Les artistes révolutionnaires comme Cahun sont essentielles comme moteurs de la progression sociale car ils ont le courage de s’exprimer : j’espère que l’art aura toujours une place primordiale dans le développement politique et sociale d’une société.

 

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